Lac Baïkal, île d’Olkhon

Après 56 heures de transsibérien tout de même, nous voilà en gare d’Olkhon à 6 heures du matin. Nous sommes assaillis de propositions de taxis, mais nous ce qu’on veut c’est le tramway 4A qui doit nous amener jusqu’à la station de bus.

Après une heure et demie d’attente et aucun tramway à l’horizon, malgré les horaires affichés, nous sommes sérieusement en retard… Tout le monde semble le connaître mais personne ne le voit! Bref… taxi du coup. Une antique casserole avec un pare brise fendu tenant (littéralement) avec des bouts de scotch. Pas de ceinture en état de marche, mais nous arrivons à bon port!

Nous montons dans un vieux van coréen avec un gentil couple Franco-Russe, et c’est parti! Musique pop locale à fond de train, moumoute et rideaux à pompons de rigueur. Si possible en multipliant par deux la limite de vitesse!

A 110 km/h dans la taïga, à chauffeur russe rien d’impossible !

Cependant les paysages sont magnifiques, on alterne les épaisses forêts de pins avec la steppe pelée, où paissent de paisibles vaches.( avec freinage brutal à la clé quand l’une d’elle se prend à aller au milieu de la route !)

Si l’on oublie donc le risque mortel à chaque tournant (et à chaque ligne droite), c’est un trajet très sympathique ! (Durée approximative entre 5h et 7h selon la motivation du chauffeur et la densité de passage des vaches).

Puis, au bout de quelques heures, on aperçoit enfin des nappes d’un bleu profond, jetées entre deux collines arides. Le lac Baïkal nous tend les bras, et c’est sublime. À bord du bac, on a du mal à se rappeler que nous ne sommes pas près de l’océan mais en plein milieu de la Russie. Les oiseaux de mer dansent dans notre sillage.

Dernière ligne droite, le bac avant la piste de terre battue.

Le village de Khuzir pourrait aisément tourner dans un western! Tout est désert, et les maisons de toutes les couleurs donnent un petit côté Norvégien également!

Rue principale de Khuzir, prêt pour le règlement de compte à midi !
Les vraies maîtresses des rues !

Nous logeons au Nikita guest house, l’une des plus connues de l’île, et il est effectivement difficile de la rater! C’est un charmant fouillis de différentes maisons construites par le maître des lieux!( ancien champion de tennis de table parlant 4 langues!)

Il est aussi facile de venir avec du matériel de camping et de parcourir l’île.

La pension Nikita, un petit village à elle seule.

On peut y trouver également de nombreuses excursion, du cheval… pour toutes les bourses.( nous prendrons le tour en bateau, article suivant!)

Beaucoup de magnifiques randonnées, des plages tranquilles avec une température agréable en cette saison. Se baigner dans le lac rapporterait 10 ans de bonheur, on ne va pas se faire prier!

Sur la colline se dressent plusieurs totems, qui serviraient de balise pour que les esprits de passage y accrochent leurs chevaux le temps d’une pause. Ainsi, on en profite pour laisser des vœux! Pour ce faire, on y accroche des rubans de différentes couleurs, vert pour la nature, jaune pour l’argent, blanc pour la purification et le repos de l’esprit… Actuellement on y retrouve beaucoup plus de couleurs, car nos amis chinois trouvant ça joli, ils y attachent un peu de tout! (On retrouve aussi ce genre de coutume dans le bouddhisme)

Au Nord de l’île se trouve aussi un goulag pratiquement détruit, une ancienne pêcherie. Les soviétiques ont également rasé la forêt qui protégeait les sites chamaniques.

Nombreux souhaits ont été exprimés ici !
Un des nombreux esprits-animaux représentés.
Le rocher des chamans vu depuis la plage.
On peut voir que l’eau du Baïkal est l’une des plus claire au monde.
  • Comment venir : minibus depuis la gare routière d’Irkoutsk, billets réservables en ligne (en été en tout cas)
  • Ou dormir : Nikita Homestead : probablement pas le moins cher mais anglophone. Repas du soir abordable à 400 RUB par contre le bistrot français sur le site est plutôt surfait.

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