Troisième jours sur Olkhon, nous avons réservé auprès de notre pension une excursion à la journée avec un guide anglophone (A priori disponible auprès de plusieurs autres hôtels). 3000 RUB par personne (40 euros, un peu cher mais ça les vaut largement).
Petit déjeuner expédié (départ prévu tôt) nous retrouvons notre guide et Pierre et Dorine les sympathiques franco-russes de notre périple en mini-bus.
Embarquement à même la plage et c’est parti pour 2h30 de traversée de ce que l’on appelle la petite mer (la partie occidentale du lac par rapport à l’île d’Olkhon). Vu l’immensité, je n’imagine même pas la grande mer, bientôt les côtes de l’île se perdent dans la brume, hormis l’absence de véritables vagues, on se croirait en pleine mer.

Notre guide nous explique les grands faits marquants du lac Baïkal, plus grande réserve d’eau douce liquide au monde. Plus de 300 cours d’eau, rivières et torrents s’y déversent, la seule rivière Angara s’en échappe pour aller se jeter dans l’océan arctique. Situé à environ 450 mètres d’altitude, le lac s’étend sur plus de 600 kilomètres avec une largeur variant de 24 à 79 kilomètres. Avec une profondeur maximale de 1600 mètres, il contient une quantité d’eau tellement importante que les chiffres ne signifient plus rien. Selon notre guide, si on fermait tout ses affluents, il faudrait 40 ans à toute l’humanité pour le vider entièrement au rythme de sa consommation actuelle…
Bien qu’on vante la pureté de ses eaux (surtout à cause de leur exceptionnelle transparence), le lac a souffert des activités humaines, pollution des usines et surpêche. Des mesures récentes ont été mise en place mais les populations relativement pauvres de l’île d’Olkhon en sont les premières victimes, forcées de se tourner vers le tourisme pour gagner leur vie.
Après son petit exposé, le guide nous laisse profiter de la traversée et du vent de plus en plus froid qui balaie le pont, les moins courageux regagnent la cabine tandis que nous finissons blottis sous de nombreuses couches de vêtements et d’opportunes couvertures.
Enfin nous arrivons à Zama, la rive est quasiment déserte hormis une petite cahute de berger ou pêcheur. Nous attaquons une heure et demie de marche vers les ruines d’un mur érigé par les premières peuplades du lac et dont la fonction exacte n’est pas connue à ce jour.



Puis retour vers le bateau qui nous attend dans une anse du lac. Sur le chemin, petite surprise, il nous faut traverser un cours d’eau calme mais d’un peu moins d’un mètre de fond. Mauvaise nouvelle pour la moitié d’entre nous qui ont oublié (où n’ont pas été prévenus…) leur maillot de bain. Une fois de l’autre côté, baignade dans le Baïkal (pas si froid!) dont la baignade porte bonheur!


Retour sur le bateau, soupe de poissons et thé russe(CR: et gâteaux aux épiiiices) pour se réchauffer avant de retourner à terre pour la partie physique de la randonnée, 300 mètres de dénivelé assez raide jusqu’au sommet d’une petite montagne qui borde le lac. Certains abandonnent d’emblée, d’autres en cours de route, nous tenons bon et sommes récompensés par une vue époustouflante ! Au sommet ce trouve une croix érigée par des chrétiens orthodoxes, pour la petite histoire, les bouriates ont placé l’un de leur totems une vingtaine de mètres plus haut quelques années plus tard !


L’un de nos compagnons russe nous prend en photos sur ce sommet après nous avoir demandé de prendre plusieurs photos de lui toujours au bord du précipice !
Descentes plus rapide en évitant les chutes puis nous traversons une ancienne forêt (les arbres à croissance très lente y ont plus de 300 ans). Au détour de la forêt nous débouchons sur une plaine marécageuse où paissent chevaux, vaches et paisibles yaks. Sous la lumière du soir, le paysage est splendide et nous fait oublier notre fatigue.






Au bout de la plaine, le bateau nous attend pour la traversée du retour et l’incontournable thé et ses petits gâteaux ! Nous regagnons l’île alors que le soleil se couche sur le lac et accostons, fatigué mais des images plein la tête !
